Fort du succès lors de sa création en novembre 2024, le Ballet de l’Opéra Grand Avignon reprend cette pièce chorégraphique audacieuse ancrée dans notre actualité. Le chorégraphe et directeur de la danse de l’institution, Martin Harriague, épuise avec malice l’image du 47e président des usa.
Une claque chorégraphique
Sous la houlette de Martin Harriague, America explore avec audace les paradoxes de la société américaine contemporaine. La pièce s’ouvre sur une satire grinçante : un personnage incarnant Donald Trump, tantôt divertissant, tantôt glaçant. Mais loin de s’en tenir à la critique, le spectacle bascule alors dans une célébration vibrante de l’espoir et de la diversité – une Amérique colorée, optimiste, résolument tournée vers l’aventure .
Une danse explosive et jubilatoire
L’énergie de la troupe est étourdissante : la chorégraphie est précise, électrique, pleine de fougue et de rythmes inattendus. La juxtaposition des styles musicaux – de Nina Simone à Barry White, en passant par les The Shoes et Penderecki – confère une texture sonore aussi riche qu’inattendue . Chaque transition de tableau transporte le spectateur : on passe du satire brut à l’optimisme flamboyant… sans temps mort.
Une dimension engagée
Plus qu’un simple divertissement, America est une œuvre engagée : elle interroge les paradoxes de la démagogie, de la posture publique et du rêve américain. Elle ne se veut pas militant
Le propos reste de montrer comment et pourquoi le Trump, son nom et ses différentes images sont devenus autant de fétiches. Il est devenu un motif important de nos psychés. Le spectacle rend hommage à cette empreinte. Épatant.



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