Ce spectacle est une réponse à l’inquiétude contemporaine, qui se sublime en création, en œuvre d’art, en chant, en rires et nous offre une élévation, une manière de rester debout.
En ces temps incertains où l’angoisse semble prendre le pas sur notre élan vital, il est des œuvres qui choisissent résolument le parti de l’espoir et de la joie. Et quel meilleur vecteur pour cela que celui de la musique ?
« Et la lumière fut ! », appartient à cette catégorie rare. Dans cette comédie musicale décoiffante, conçue et mise en scène par Alain Sachs, on retrouve la pétillante compagnie des Swing Cockt’Elles, déjà applaudie en 2020 avec Et Dieu créa le Swing !
Ce nouveau spectacle est une célébration de la musique, de l’humour et de l’humanité, portée par une équipe artistique au sommet, à l’énergie communicative et dans une mise en scène end iablée.
Dès les premières minutes, le spectateur est emporté dans un tourbillon où se mêlent chansons, théâtre, parodie et émotion.
Sur scène, trois chanteuses-comédiennes aussi douées vocalement que théâtralement, incarnent une infirmière, une policière et une nonne — toutes trois, un brin, déjantées — qui finiront par troquer leurs uniformes pour des costumes flamboyants, symboles d’une libération joyeuse. À leurs côtés, un pianiste, accordéoniste à ses heures, accompagne leurs folies musicales de sa présence virtuose.
Le décor évoque, tour à tour, les ambiances surannées du café-concert, le clinquant d’un plateau de télécrochet façon The Voice, le music-hall etc. en une série de tableaux colorés. Cette succession de scènes aux atmosphères variées est orchestrée avec une précision rythmique de métronome, ne laissant aucun temps calme à l’énergie collective. On fredonne, on rit, on s’émeut : le public est happé dans un état d’euphorie générale.
À travers des détournements de chansons célèbres, les artistes dressent un état du monde dans une posture résolument tournée vers la vie. La scène devient un espace de métamorphose, où les normes sont renversées jusque dans les costumes, qui marquent la transition, le passage des héroïnes d’un monde formaté vers un univers lumineux, flamboyant, libre et ludique.
Les Swing Cockt’Elles, depuis la création de leur compagnie en 2012, poursuivent avec Et la lumière fut ! leur exploration des croisements entre les répertoires. Dans la lignée des Andrew Sisters, elles revisitent avec brio un kaléidoscope musical avec des airs d’opéra, des standards populaires français dans des performances vocales étonnantes, en chœur et en canon.
Cette nouvelle collaboration, après le succès de Et Dieu créa le Swing ! confirme la richesse de la rencontre entre les Swing Cockt’Elles et Alain Sachs. Avec plus de 200 représentations à leur actif sur des scènes françaises et internationales, leur réputation ne cesse de croitre.
En sortant de la salle, on se sent plus vivant et on se réjouit de les retrouver dès janvier à Paris, au Théâtre de Passy.
Et la lumière fut ! Jusqu’au 26 juillet à 15 h 45 au Théâtre du Girasole Conçu et mis en scène par De Alain Sachs et Annabelle Sodi-Thibault, Interprété par Alice Buro, Djahiz Gil, Anne Herrscher, Annabelle Sodi-Thibault, Jonathan Soucasse et Morgane Touzalin-Macabiau
Relâche les 8, 15, 22 juillet Durée 1h20, Vu le 9 juillet 2025, Visuel Affiche.

