En fête et en chansons, Mathieu Touzé, directeur du théâtre 14, a présenté une programmation de saison audacieuse. Une fois encore, le théâtre de la porte de Vanves excelle dans la création, le rire et l’engagement des textes et des mises en scènes. Il crée. Il expérimente, il ouvre une scène de rencontres hautement ciselée.  

Par un joyeux karaoké (textes remis aux spectateurs), en plein air, dans une rue adjacente au théâtre 14, la programmation 2025/2026 a été présentée. À chaque chanson était associé un spectacle.

La programmation est enthousiasmante :

Une autre histoire du théâtre, de Fanny de Chaillé, directrice du Théâtre National Bordeaux Aquitaine, dans le cadre du festival d’automne. Argument : Mettre en scène le théâtre, son histoire, les scènes « culte » c’est aussi du théâtre.

Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée, mise en scène Eric Vignier : Un texte d’Alfred de Musset pour explorer ou ré-explorer une histoire d’amour. En écho aux figures de la littérature qui questionnent l’amour, une quête de langues vient au jour. Des mots, toujours des mots. notre critique ici.

Il ne faut jurer de rien, mise en scène Eric Vignier : Rechercher l’amour et sa vérité, faire fi des conventions sociales, tel est l’enjeu, d’une quête de vérité passée et présente. Spectacle costumé à découvrir sur scène. Notre critique ici.

Roberto Zucco, texte Bernard-Marie Koltes, mise en scène Rose Noël : Il s’agit de violence, de paradoxe, d’un homme évadé de prison en face de sa puissance destructive. S’interroger sur cette part sombre de l’humain ouvre l’intérêt à regarder de près la fascination que produit la violence. 

A love suprême, texte d’Xavier Durringer, mise en scène Dominique Pitoiset. Le texte a été écrit pour Nadia Fabrizio, seule en scène. Elle raconte une histoire de prostitution, plus précisément la fin de l’activité. Belle traversée du temps qui passe, le désir aussi. Reflet d’un temps, ce seule en scène relève avec humour un combat contre l’oubli. 

Poètes à vos papiers.   Véronique Vella, conteuse, Benoit Urbain, chantent Baudelaire, Rimbaud, Genet et les poèmes de la famille Chedid.  Ce récital a été présenté au Studio-Théâtre de la Comédie-Française. Il est une balade poétique et instrumentale. 

Notons que les travaux de réaménagement du théâtre permettront une double programmation : séance à 19 heures et à 21 heures. Ainsi, deux adaptations seront proposées chaque soir à voir à la suite ou séparément :

Un garçon d’Italie, texte de Philippe Besson, mise en scène et adaptation Mathieu Touzé : L’enquête à trois voix, sur les rives de l’Arno, déroule les questions à propos de la quête amoureuse, sa perte et les sentiments contradictoires. 

Vous parlez de mon fils, texte de Philippe Besson, mise en scène et adaptation Mathieu Touzé : Histoire dramatique de Hugo, victime de violences ordinaires. Par un monologue intérieur, Vincent, le père, rend compte d’un contexte, de responsabilités de ces banalités pour tenter de comprendre. 

Oreste, texte de Francesco Niccolini, mise en scène Giuseppe Marini. Le personnage ( Claudio Casadio) vit à l’hôpital psychiatrique et créé par une mise en scène graphique une ambiance à la lisière de la réalité et du délire. Cette traversée rencontre avec humour la solitude ,l’abandon et aussi l’amour refusé. 


Le reste de la programmation de 2026 est en construction. Notons enfin que, toujours proche de son public, le théâtre ouvre à chacun la possibilité de devenir mécène à titre individuel. Détails sur le site du théâtre.


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