« Ubu Roi » à l’épée de bois

Logo de L'Autre Scène avec une lettre 'A' stylisée et un symbole rouge.

Merdre ! Ubu Roi croit à son mot magique et il ouvre avec lui  la porte du pays de ses délires.

Comme seul décor accroché à deux poteaux un drap est supposé séparer le texte de son esprit, les corps de père et mère Ubu des péripéties qui adviennent suite à leur délire de régicide et de pouvoir volé. Le dispositif est si maigre que nous pensons plus à une scénographie de fortune de collégiens d’un club théâtre que d’un procédé de dévoilement des passions. Une scène de fantômes vient confirmer la profane mise en scène.

Il y aurait une règle du théâtre qui serait respecté ici : malheur à celui qui se met lui même en scène.

Toutefois, Antonio Diaz-Fioran est un incroyable et magnifique Pére Ubu, bonhomme, drôle, déréalisé, à la gouaille impressionnante, fragile, pitoyable, cruel. Tandis que Graziella Lacagnina est la mère Ubu la plus authentique et la plus conforme à ce père Ubu là.

Aussi convenons qu’en attendant quelque affinement, cet Ubu Roi mérite une visite pour ce que crée Diaz Floran dans son emploi et pour le plaisir que nous avons à retrouver la bouffonnerie du texte.

Auteur : Alfred Jarry
Artistes : Graziella Lacagnina, Antonio Diaz-Florian, Emmanuel Ballet-Georges, Tiphaine Sivade, Mario Lopez
Metteur en scène : Antonio Diaz-Florian


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David Rofé-Sarfati est psychanalyste (Association Lacanienne Internationale, Espace Analytique) et fondateur de L’Autre Scène. Dans sa clinique, il reçoit à Paris 17e et développe une réflexion originale sur la psychanalyse du comédien et s’est spécialisé dans les enjeux psychiques de la PMA.

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