MERCREDI 13 DÉCEMBRE 20H30 LE RENARD ENVIEUX AU GARE AU THÉÂTRE DE VITRY

MERCREDI 13 DÉCEMBRE AU GARE AU THÉÂTRE DE VITRY

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infos Pratiques

Gare au Théâtre

13, rue Pierre Sémard – 94400 Vitry-sur-Seine
01 55 53 22 22

Venir à Gare au Théâtre ( entre 35 et 40 minutes de Paris)

RER C
depuis Paris, prendre les trains MONA ou ROMI
depuis l’Île-de-France prendre les trains NORA ou GOTA
station Vitry-sur-Seine (le théâtre est situé à 50m de la gare)

BUS
lignes 180 et 217 : arrêt Vitry-sur-Seine RER
ligne 182 : arrêt République – Vaillant-Couturier

EN VOITURE
coordonnées GPS : 48.799931, 2.404641
parking gratuit sur place.

 

Extrait du Dossier de Presse

 

 

 

LA MÈRE – Mais quand même. LE PÈRE – Quoi, quand même ?

LA MÈRE – Quand même c’est étrange.

LE PÈRE – Mais tu viens de dire que c’était normal !
LA MÈRE – Mais oui. C’est normal. C’est normal. Mais bon, c’est quand même…

LE PÈRE – Étrange.
LA MÈRE – Oui. Étrange.

 

Alexandre, Sarah, Sam, Guillaume et Jeanne, sont chacun, à leur manière le produit de notre civilisation normée. Convaincus d’être anormaux, d’être des « monstres », ils rejettent leur propre image et s’en fabriquent une nouvelle, ils se mentent et se taisent, ils s’interdisent et ils se condamnent. Pour se protéger des modèles qui les rejettent, ils deviennent à leur tour ostracisants.

La pièce traite de l’impossibilité de se définir en dehors du conditionnement relatif à notre genre ; et prend l’anecdote de Plutarque sur l’éducation des enfants spartiates, « l’Enfant au renard » , comme métaphore inhérente à chacun des personnages, tous dans une démarche de déni sur les envies qui les prennent au ventre. Tous dans une forme de discrimination intériorisée, qui les conduira à leur propre perte.

 

AVANT PROPOS AU BORD DE SCENE DE MILLIE DUYÉ (texte et mise en scène)

 

LE CONDITIONNEMENT RELATIF AU GENRE

« Le renard envieux qui me ronge le ventre » est une écriture de plateau. Le texte est écrit à partir des improvisations des comédiens. Les thèmes des improvisations sont tirés de toute la documentation que nous avons rassemblée depuis le début de notre travail en octobre 2015, des rencontres que nous avons pu faire et de nos réflexions personnelles sur le sujet. Je souhaitais me pencher sur les schémas des genres masculin et féminin ; ma question majeure étant:

QU’EST-CE QUI, SOCIALEMENT, NOUS A ÉTÉ INCULQUÉ ET QUE NOUS AVONS ENTÉRINÉ COMME CONDITION BIOLOGIQUE?

Je désirais que notre analyse soit révélatrice d’une « biologisation » du social, à savoir que notre société a construit des schémas de division arbitraires entre le genre masculin et féminin que nous avons incorporé comme structures historiques et dont nous parvenons difficilement aujourd’hui (malgré les acquis sociaux et les discours sur l’égalité-déjà-là) à nous défaire.

Il apparaît que notre identité est construite en rapport avec ces schémas soit en les suivants soit en s’y opposant. De façon générale nous ne sommes pas neutres par rapport aux définitions propres à notre genre. Notre société nous communique des schémas que, inconsciemment ou non, nous incorporons et jusqu’à nos désirs sont conditionnés par ces mêmes schémas. Ainsi, que notre éducation nous véhicule ou non ces modèles, elle nous conditionne dans notre façon de les appréhender. Nous ne sommes pas non plus vierges de nos acquis sociaux et des luttes passées, notamment concernant la condition féminine.

Il s’agit de montrer que l’influence des schémas de genre est si puissante que même dans l’opposition, les sujets ne peuvent y échapper. Très vite alors un second questionnement est né de nos recherches : l’influence de ces schémas de genre, sur des sujets perçus comme marginaux.

LA DISCRIMINATION INTÉRIORISÉE

De nos recherches sont nés cinq personnages, tous en crise identitaire. Il s’agit de révéler la frustration de leurs désirs inassouvis car pensant devoir endosser une certaine attitude vis à vis de leur sexe. Tantôt dans une démarche de mimétisme, tantôt de refus violent d’une certaine image sociale, ils sont tous, sans exception, sous l’influence de schémas et de normes discriminantes. Bien que victimes des pensées qui les rejettent, ils se placent en bourreaux et en juges et reproduisent les mêmes schémas destructeurs. Les discriminés deviennent discriminants. Les schémas se répètent inlassablement dans un cercle vicieux.

 

 

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