Samedi 7 Avril à 18H00 au Théâtre du Lucernaire, Le Monte Plats de Harold Pinter.

A l’issue de la représentation (durée de la pièce 1H10) la rencontre avec l’équipe sera animée par David Rofé Sarfati. 

Dans un sous-sol, deux tueurs à gage, Gus et Ben, attendent leur prochain « contrat ». Ben lit le journal et Gus cherche à faire du thé. Le temps passe, provoquant ennui, impatience et pour finir tensions entre les deux compères. Soudain une enveloppe glisse sous la porte, un monte-plats se met en branle. C’est le début d’une série d’événements étranges et angoissants. Sont-ils observés ? Par qui ? Pourquoi ? Qui donne les ordres ?

Avant Propos 
Avec cette pièce, Pinter raconte le terrorisme d’un pouvoir sans visage qui impose ses conditions sans que la parole ne puisse faire écran. C’est le monte plats (en anglais Dumwaiter, littéralement le serveur muet)qui fait césure . La loi tombe d’en haut (d’un réel hors champ)  via ce monte-plats qui réclame comme soumission des objets.  Ben et Gus en deviendront fous et se déposséderont de tout.

Note d’intention d’Harold Pinter, l’auteur
Harold Pinter (10 oct 1930 – 24 déc 2008) écrivain et dramaturge britannique, obtient en 2005 le Prix Nobel de Littérature pour l’ensemble de son œuvre qui « découvre l’abîme sous les bavardages et se force un passage dans les pièces closes de l’oppression ». Tout comme Samuel Beckett, Pinter fait partie de la génération des « absurdists », qui utilise l’absurde pour questionner la condition humaine. La quête de vérité ne peut jamais s’arrêter. Elle ne saurait être ajournée, elle ne saurait être différée. Il faut l’affronter là, tout de suite. Quand nous nous regardons dans un miroir nous pensons que l’image qui nous fait face est fidèle. Mais bougez d’un millimètre et l’image change.

Note d’intention d’Étienne Launay, le metteur en scène
Le Monte-Plats est pour moi au-delà d’un théâtre de l’absurde un théâtre de dérision associant au tragique de l’existence un univers comique, un rire grinçant. J’ai la conviction que l’absurde reste aujourd’hui un excellent vecteur de vérité. Pinter nous plonge dans le tragique de l’Homme face à lui-même, et dans l’angoisse incessante du monde extérieur qui nous hante tous. Comment l’Homme négocie-t-il avec sa propre nature, ses peurs, ses angoisses, ses désirs ? Comment cela influence-t- il son rapport à l’autre ? Et quelle place la société, ou «le système sociétal», accorde-t-il aux doutes et aux questionnements de l’individu ? Gus et Ben sont deux personnes  déviantes au sens sociologique du terme, et qui interrogent forcément l’ordre imposé. L’un de mes désirs premiers est de placer le spectateur au centre de cette bulle propice au questionnement de l’être pour nous permettre d’avancer, je l’espère, dans notre quête de vérité.

 

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