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Prochain bord plateau : Samedi 18 février 2023 à 20H00, Le Grand Jour au Théâtre du Soleil

Merci à tous ceux qui ont pu se déplacer pour l’Atelier le 21 Janvier. La pièce Fin de Partie se joue jusqu’au 5 Mars.


Le prochain bord plateau aura lieu le Samedi 18 février 2023 à 20H00 avec Le Grand Jour au Théâtre du Soleil

C’est le jour de l’enterrement de la mère. Au retour de la mise en bière, dans la cuisine, la fratrie à fleur de peau se partage le banquet des non-dits et des bondieuseries. Ça parle plus vite que ça ne pense, c’est dessiné d’amour et d’humour noir, c’est vif, à vif : on dissimule la douleur derrière la rancune, on exhume un passé non réglé, on ne sait pas s’aimer. La cuisine, sépulture des secrets de famille, devient le théâtre tragi-comique où s’agite l’ombre d’une mère omniprésente. La journée avance, les invités s’en vont, la famille, ce qu’il en reste, se révèle alors au grand jour.  Le Grand Jour est un texte pour huit acteurs et actrices. C’est une fiction, bien qu’il prenne racine dans mon histoire. On y retrouve notamment le personnage de La Mère du spectacle Lalalangue. Cette mère devenue mythologique, véritable personnage archétypal, ogresse tout droit sortie d’un gargantuesque conte. Son fantôme vient visiter ses enfants, permettant ainsi de dire ce qui n’a pas été dit, de régler ce qui n’a pas été réglé. Encore une fois, l’humour permet la mise à distance, et la parole reste une arme de guérison.


Frédérique Voruz a repris sa plume pour écrire comme un deuxième opus de Lalalangue, sa première pièce sur la mère. Cette fois encore, elle sait écrire du théâtre et prouve qu’elle excelle lorsqu’elle met au plateau autant les faux semblants que les inconscients les plus intimes.

Un drame ou pas

Déjà en 2019, sous les auspices de Ariane Mnouchkine et mise en scène par Simon Abkarian, Frédérique Voruz impressionnait dans un seul en scène autobiographique Lalalangue. La pièce était une double invitation au théâtre et à la psychanalyse. Déjà se repéraient en elle un humour d’autodérision et une excellence à captiver le public.

Elle nous revient avec Le grand jour.

Le grand jour, c’est le jour de l’enterrement de la mère. Au retour de la mise en bière, dans la cuisine familiale, la fratrie à fleur de peau partage le banquet des non-dits et des bondieuseries. 

La cuisine, autel des rites familiaux, devient un théâtre tragi-comique où apparaît le spectre de la mère et où se dégueulent les secrets les plus inavouables, le passé non réglé et la difficulté à s’aimer ; ça parle très vite parfois, même plus vite que ça n’élabore. C’est vif et la spontanéité qui veut cacher la douleur ne parvient pas à escamoter les rancunes.

Une écriture théâtrale très forte

Le premier talent de Frédérique Voruz réside sans doute dans son écriture théâtrale où le texte vit au plateau et où le plateau vit par et pour le texte. Sa mise en scène innovante offre un espace merveilleux aux personnages et aux acteurs qui les défendent. Brillante comédienne, elle emmène ses comédiens au plus près de ce texte plein d’humour, à la fois intrigue policière et psychodrame psychanalytique. C’est judicieux.

Les comédiens sont formidables car le texte est fort. Il creuse la tombe de la mère pour déterrer les conflits, les griefs, les querelles et les croyances mal refoulées. Cependant, l’intrigue improbable  ne sert qu’à grossir le trait d’une réalité. Légèrement filtrés par le texte, les inconscients à ciel ouvert des personnages apportent une proximité réussie avec cette famille. L’histoire étrangement familière captive dans sa mise à distance comique de nos propres peurs. L’humour capitonne le tout avec bonheur. Enfin, le rythme finit de saisir le public, qui applaudit chaudement. 


Le Grand Jour de Frédérique Voruz, Compagnie Aléthéia, Conseil artistique Franck Pendino et Joséphine Supe
Avec Anaïs Ancel (Julie), Stéphane Bernard (Père André et La Mère), Emmanuel Besnault (Simon), Victor Fradet (Benoît), Aurore Frémont (Gabrielle), Rafaela Jirkovsky (Mona), Eliot Maurel (Pierre), Frédérique Voruz (Clémence), Création lumière, construction décors Geoffroy Adragna, Création son Thérèse Spirli et Ronan Mansard, Accessoiriste Xevi Ribas, Elena Antsiferova.

 


Je souhaite réserver LE GRAND JOUR au tarif du collectif : 


Cinepsy (Pascal Laethier) nous prie de transmettre. : 

Mardi 7 février 2023 à 20h au cinéma L’Entrepôt, 7 rue Francis de Pressensé, 75014, Métro Pernety, cinepsy.com et le groupe de travail Films et psychanalyse vous invitent à voir et à discuter le film


«Par coeurs» (2022) de Benoit Jacquot


La discussion sera animée par Georges Zimra, psychanalyste