Charles Pennequin est un poète français. Son œuvre est rare et immense dont le célèbre « Pamphlet contre la mort ». Dans ce livre, il se regarde comme quand on contemple longtemps un cercueil et qu’on imagine quelqu’un dedans.
Charles Pennequin pratique les lectures publiques. Ses premières lectures étaient précipitées, l’artiste est émotif. Sa manière de précipiter le dire, est devenu l’un de ses traits reconnaissables. En 2004, il a commencé à travailler l’improvisation à partir de l’usage de dictaphones, qu’il enregistre en direct, puisqu’il rediffuse. Ce travail d’improvisation l’a amené à faire des lectures-performances avec musicien.
Je n’ai pas les mots pour me taire
C’est dans cet esprit que Joachim Latarjet a imaginé un récital de musiques jazzy de sa création combinées à la poésie si prégnante de Pennequin. Joachim Latarjet accompagné d’un trombone, d’une guitare électrique, d’une basse et d’un tuba nous emmène loin dans l’univers du poète. Sa musique épouse les répétitions des textes du poète excessif, hypnotique et excitant. Il s’approprie les mots et donne à entendre ce qu’ils expriment de colère, de rage, de drôlerie irrésistible et de profonde mélancolie. La phrase célèbre de Pennequin Je n’ai pas de mots pour me taire illustre cette quête de son auteur et cette course de Latarjet vers le silence qui ne viendra jamais. C’est épatant.
C’est mort (ou presque)
Joachim Latarjet – Compagnie Oh! Oui…
Théâtre du Train Bleu
du mercredi 3 au dimanche 21 juillet à 18h40
Crédit photo © Christophe Raynaud de Lage


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