Le DIMANCHE 15 MARS 2026, à 20h

Cinéma Les 3 Luxembourg

67 Rue Monsieur le Prince, 75006 Paris

Les Rêveurs

Film d’Isabelle Carré

Comédie dramatique. France. Novembre 2025. 1h 46min

La projection sera suivie d’une rencontre-débat en présence de la réalisatrice (sous résèrve).

Ainsi que :

Jean-Jacques Moscovitz, Simone Wiener, Lysiane Lamantowicz, Laura Koffler, Maria Landau, Françoise Moscovitz, Thomas Moskowitz, Daniel Friedmann, Muriel Prieur, Annie Staricky, Muriel Aptekier, Catherine Erman, Marie Selin, Laurence Croix – David Rofé-Sarfati – Sandra Basch… 

SYNOPSIS :

Élisabeth, comédienne, anime des ateliers d’écriture à l’hôpital Necker avec des adolescents en grande détresse psychologique. À leur contact, elle replonge dans sa propre histoire : son internement à 14 ans. Peu à peu, les souvenirs refont surface. Et avec eux, la découverte du théâtre, qui un jour l’a sauvée.

AVANT-PROPOS DE SIMONE WIENER :

J’ai été très touchée par le film d’Isabelle Carré,  par la manière délicate dont elle peut faire récit d’un moment de sa vie adolescente. Le titre «  Les rêveurs «  est intéressant car il ouvre  la dimension du rêve pour cette période de l’adolescence parfois si compliquée. 

À plusieurs reprises du film,  Il y a  cette image  de cinéma qui revient comme un motif. C’est celui des dessins d’ oiseaux  qui  parviennent à s’envoler de la tapisserie de sa chambre d’enfant.  Ces oiseaux s’animent en écho à des images poétiques qui ressemblent à celles de Jean Michel Folon qui signalaient la fin des programmes. Elles mettent en scène l’histoire de ce film, celle d’une jeune fille qui devra parvenir à trouver son envol mais dont le cheminement ne sera pas sans douleur. 

Le film débute avec une première rencontre amoureuse qui semblait ouvrir un monde mais qui devient l’expérience douloureuse de la limite de la confiance. Cette jeune fille  « se fait avoir » par le cynique pari d’un garçon, qui se dit un ami de son frère.  Cette épisode où l’autre a abusé de sa confiance lui fait  perdre la sienne, déjà qu’elle n’en avait pas beaucoup. C’est ce qui l’amène à se sentir si seule y compris parmi les siens, ses parents étant pris par leurs propres questions,  mais aussi avec les autres qui ont abusé de sa confiance.  

Le passage à l’acte sera sa manière d’exprimer cet état de déréliction où elle croit ne plus avoir de « raison d’être .»

Le film est structuré autour de deux temps, celui de la crise et du passage à l’acte avec l’épisode d’hospitalisation qui s’en suit, et celui du retour, bien plus tard, de l’héroïne  dans une institution pour adolescents à la faveur d’un atelier d’écriture qu’elle anime et qui la replonge dans cet épisode passé de sa vie. 

Dans les deux espaces, Isabelle Carré nous fait rencontrer, de manière différente,  ces quelques jeunes qui  ont des vies compliquées et des difficultés parfois immenses. Elle se lie d’amitié avec une jeune fille, sorte de double imaginaire qui va la hanter plus tard.

Le deuxième temps sera celui de l’écriture cinématographique qui a été précédée par celui d’un livre au titre éponyme où elle a consigné cette histoire.

La musique apparaît dans le film comme un espace intermédiaire entre le monde intérieur et le monde partagé. Elle  joue un rôle essentiel pour accompagner les moments où les mots ne sont pas suffisants pour dire les impasses émotionnelles dans lesquelles se trouvent les personnages. La musique, c’est aussi ce qui se partage avec le frère, même si l’héroïne Isabelle Carré trouvera son propre  chemin d’artiste dans la voie du théâtre et de la comédie.

La figure du frère occupe une place discrète mais importante et structurante. Il se présente à la fois comme médiateur du réel, comme vecteur de la musique, laquelle joue un rôle  dans l’économie affective du film et dans la résolution de la situation de crise. 

Cette dernière, aussi violente fut-elle, a aussi constitué un tournant en lui permettant de la traverser et de pouvoir trouver des voies de passages vers quelque chose d’autre.  

Simone Wiener 

BANDE ANNONCE, cliquez ici

******

Le Regard qui Bat est une activité de Psychanalyse Actuelle

Membres de l’Association Le Regard Qui Bat

Lysiane Lamantowicz – Jean-Jacques Moscovitz (jjmoscovitz@gmail.com) – Simone Wiener – Laura Koffler – Maria Landau – Françoise Moscovitz – Thomas Moskowitz – Daniel

Friedmann – Claude-Noële Pickmann – Barbara Didier-Hazan – Martine Linares (La Rochelle) – Muriel Prieur – Annie Staricky – Muriel Aptekier -Catherine Erman – Marie Selin – Laurence Croix – David Rofé-Sarfati – Sandra Basch 

Soyez le premier à lire nos critiques et contributions

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur L'Autre Scène (.ORG)

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture