Galerie Couteron, 16, rue Guenegaud 75006 Paris

Je m’invente des paysages imaginaires, des territoires aux confins de moi-même, j’y cherche dans l’obscure  clarté́, cette lumière de l’obscurité́ que nos yeux finissent par voir ; je cherche à retrouver cette sensation.  Peindre l’obscurité́ et y faire surgir sa lumière : Une invitation au mystère, à la transcendance. Le noir,  comme une éthique pour le regard. Être dans une vision pleinement active pour celui qui regarde le btableau  et reconstitue l’image, la décrypte et l’invente aussi. David Géry

Une peinture abstraite en noir et blanc représentant un paysage sombre avec des collines et un ciel nuageux.

Avec du pigment, le plus souvent, noir mélangé à l’huile, David Gery crée ses paysages, reflets de nature et de jaillissement où perce une lumière posée là sur les supports en bois.

Etrange lumière qui par rayonnement ajoute une épaisseur au relief des superpositions parfois lisses ou bien mouvementées des tableaux. Des couches de peinture déposées, poncées dépassent même le cadre en bois, une dentelle prolonge le tableau au-delà des bordures.

Du bois brut en adéquation avec les forêts estompées, la vague ou bien encore des effets d’aurores boréales explorent l’univers.

Le regard fouille, cherche des repères pour mieux s’adonner à la rêverie. Bois vibrant du mat et du brillant de nature nous emmènent vers une abstraction du monde.

Peinture en noir et blanc représentant des collines ondulantes sous un ciel nuageux.

La mise en scène de l’exposition place en face à face ces tableaux qu’une ligne blanche traverse et, sur le mur opposé, un diptyque notamment et des peintures noires, sobres, dont s’échappe un relief qui suit les lignes d’une main active. Celle du peintre dont l’œuvre tend vers l’épure, la couleur noire et un ajout de brun formant ainsi l’esquisse d’un banc de sable qui aurait traversé le tableau.

Ce mouvement réalisé par le jeu entre sombre et traits lumineux se déplacent au gré du regard. Coulée, Glacé, Forêt, Lumière Océane et Quelque Part à l’Extrémité sont les noms indiqués sur les cartels. Promenades sous les éclats de Paysage Incertain et de Variation Carrée.

Très belle plongée en écho à la phrase d’Henri Michaux « Du noir seul, je vois de la vie sortir ». Du noir mat et brillant surgissent des émois, sans aucun doute, entre crépuscule et blanche vibration, les paysages s’agrandissent proposant au regard la quiétude d’œuvres admirablement grandioses.


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