Casanova, de Geoffrey Lopez : la fresque flamboyante d’un homme sans attache — Avignon 2026

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Venise, XVIIIe siècle : Casanova traverse les lits, les salons et les intrigues, capable de se faire soldat, médecin, abbé ou sorcier pour la fortune et la gloire. Geoffrey Lopez signe et met en scène une fresque théâtrale flamboyante, drôle et irrévérencieuse, portée par une troupe magnifiquement chorégraphiée.

Nous avions repéré Geoffrey Lopez dans Les Fourberies de Scapin au Théâtre du Nord-Ouest, comédien admirable au service d’un Molière survolté. Il nous avait ensuite donné à voir sa propre écriture, en mettant en scène son texte Le Livre inouvert au Théâtre du Funambule Montmartre. Depuis, à L’Autre Scène, nous suivons avec attention la trajectoire de ce talent singulier — et Casanova en confirme, à Avignon, toute l’envergure.

Présence, absence, mascarade

Casanova, un personnage comme surgi d’un carnaval : présence, absence, jeu d’intrigues et mascarades habitent la scène magnifiquement chorégraphiée. Homme du mouvement et des voyages ainsi que des tromperies, il joue de séduction et, qui sait, l’amour.

Venise, au dix-huitième siècle, les intrigues, les chassé-croisés virevoltent dans les mots et les déplacements d’un Casanova insaisissable, homme de conquêtes et d’argent… il est sans borne, épouse tour à tour les habits religieux et ceux d’une cour. Les amoureuses comme le serviteur d’un lieu autant qu’un Monseigneur approchent avec malice Casanova, vifs, intelligents, à aucun moment ils ne sont dupes de son jeu. Un effet de système, dirait un observateur ou une observatrice éclairé·e, est en place. Chacun·e joue sa partie et sa place.

Vivre libre

S’attacher n’est pas le verbe le plus adéquat pour dresser le portrait d’un Casanova. Il aime mais ne s’attache point. Adopté par un homme sans enfant, il le quitte, ne saurait tenir la promesse d’un lien. Sans attache, il en cherche : aimer puis détester, il court d’un extrême à l’autre. Après qui donc ?

Danseur, chanteur aussi, imposteur à souhait, Casanova explose dans le jeu opportuniste de l’instant habillé de lumière. Grandiloquence nécessaire pour briller en dehors et manigancer à l’intérieur.

Personnage mystérieux par son extravagance, Casanova — Geoffrey Lopez magnifie ce personnage sûr de lui. Connu pour une autre création Jamais plus et la pièce Macbeth ou, exister en dépit de l’Univers.

Une figure de l’éclat et de la transgression des codes fait de la pièce un très grand spectacle. Les comédiennes et danseuses, les figures caricaturales un tant soit peu offrent un travail de scène en toute harmonie.

Milieu du XVIIIe siècle. Casanova traverse les lits, les salons et les intrigues. Capable de se faire soldat, médecin, abbé ou sorcier, il cherche par tous les moyens la fortune et la gloire. Le plus souvent, il trouve l’amour et les ennuis qui vont avec. Entre duels, mascarades et passions brûlantes, sa vie est une véritable fresque théâtrale au rythme effréné, flamboyante, drôle et irrévérencieuse.

C’est l’aventure d’un homme qui veut tout vivre, où amour et escroquerie se confondent, où le mensonge devient art de vivre.

Casanova, comédie dramatique de et mise en scène par Geoffrey Lopez. Avec : Émilien Fabrizio, Cécile Genovese, Morgan L’Hostis, Geoffrey Lopez, Grégoire Roqueplo. Théâtre des Lucioles — Salle Fleuve 📅 Du 4 au 25 juillet 2026 — relâches les 9, 16 et 23 juillet 🕙 10h10 — durée 1h30

Une réponse à « Casanova, de Geoffrey Lopez : la fresque flamboyante d’un homme sans attache — Avignon 2026 »

  1. Merci ça me touche énormément !

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