Découvrir une fiction dramatique sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy suscite d’emblée une curiosité pour les dessous de l’affaire. L’action se déroule dans un décor de bureau des années soixante, espace propice pour fomenter l’assassinat, concomitant à une demande de reconnaissance entre hommes — nœud, vraisemblablement, du montage de l’affaire.
La recherche de vérité ne repose pas tant sur les faits — la CIA a-t-elle été partie prenante ? — que sur l’intrigue elle-même. L’envers du décor de l’assassinat laisse entrevoir des relations de pouvoir d’homme à homme, tant de père à fils que de directeur à adjoint : un besoin de maîtrise et un désir de dénonciation s’y emboîtent comme les intérêts de chacun.
S’affrontent les positionnements de chacun, où, dans les zones grises, la morale a toute sa place. Par une mise en scène du temps — avant et après l’assassinat — et un décor habilement adaptable aux différents lieux de conspiration, le suspense tient en haleine tout le public.
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