Samedi 18 juillet 2026, la DJ Barbara Butch — figure des nuits parisiennes LGBTQ+, révélée au grand public par la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris — voit son concert au festival grenoblois Cabaret Frappé interrompu au bout d’une vingtaine de minutes par une centaine de militants pro-palestiniens. Jets de projectiles, sabotage des installations électriques, scène évacuée : l’épisode s’inscrit dans une série de spectacles empêchés en France depuis le début du siècle. Ce qui se joue samedi soir dépasse le fait divers musical ; c’est une scène de la jouissance de l’Autre qui se rejoue, où le corps de l’artiste devient le lieu où se règlent des comptes qui n’ont rien à voir avec elle.
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Une réponse à « l’autre scène de l’antisémitisme : quand le corps de l’artiste devient champ de bataille »