VENDREDI 19 MAI 2017 20H30 A L’EPEE DE BOIS « Le Menteur » de Goldoni mise en scène Alfredo Arias

Il-Bugiardo-AFFICHE-BDBORD DE SCÈNE VENDREDI 19 MAI 2017

Le vendredi 19 nous nous retrouvons pour voir

Le menteur de Goldoni
dans une mise en scène de
Alfredo Arias en italien surtitré
à l’épée de bois à la Cartoucherie à 20h30

Tarif L’Autre Scène : 15 euros

A l’issue de la représentation j’animerai une rencontre avec Alfredo Arias.

 

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Lelio, le héros du Menteur vit dans son monde, filtré par deux merveilleux kaléidoscopes : Naples où il a vécu les vingt dernières années et Venise où il est né et où il est revenu. Deux mondes idéaux (par ailleurs les deux patries du théâtre italien) dans lesquels naît et se développe l’attitude de Lelio à l’égard de l’invention fantastique. Et comment pourrions-nous condamner un homme heureux, gai et joyeux simplement parce qu’il vit dans son monde ? Créé par son imagination, avec des actions et des entreprises mirobolantes, forgées dans ses rêves. La vie n’est qu’un songe, n’est qu’un grand mensonge et Lelio est un Rodomonte, un miles gloriosus qui n’est heureux que lorsqu’il rêve les yeux ouverts, quand il décoche les bobards les plus gros, les chevauchant comme un pur-sang qui s’emballe sans parvenir à le désarçonner ! Et n’est-ce pas là notre grand rêve ? Vivre dans le monde que nous avons inventé, dans lequel nous serions des princes invincibles, de grands conquistadores, des dispensateurs de joie sans fin ? Nous pourrions lui reprocher que ce ne soit pas la réalité, que le monde où il vit n’existe pas, mais pourquoi devrions-nous le ramener à une quotidienneté sordide, pourquoi devrions-nous le retenir en nous agrippant à ses pieds et l’empêcher de prendre son envol ? Vas-y Lelio, et amuse-toi pour notre plus grand plaisir aussi, dans le monde du théâtre tout est possible. Et nous inscrirons, comme tu l’as voulu, sur la pierre : « Ci-gît Lelio, par volonté du destin, qui pour raconter des craques, était plus fort qu’un avocat et en inventait plus qu’un conteur d’histoires : et même mort, dans cette tombe où tu le vois, tu risques gros, passant, de le croire mort… »

 

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