Newsletter du 20 septembre 2021

Bonjour à tous.tout.es.sseuse

La piece de theatre Comme tu me veux de Luigi Pirandello mise en scene de Stephane Braunschweig a l Odeon le 31 septembre 2021

Septembre fut marqué par le Pirandello, ma critique ici   nous avons aussi vu  joyeux On purge bébé (ma critique) enfin Le texte de Lanzman lu par Samy Frey (ma critique). Cette newsletter pour vous annoncer les prochaines dates :

Les événements à venir sont  : 

Jeudi 30 Septembre 19H30 : Givré de et avec Philippe Lelièvre aux enfants du paradis 34 rue Richer, 75009 Paris métro Grands Boulevards, Bonne Nouvelle. On se retrouve en suite pour diner. On réserve ici : lien de réservation

 

 

Samedi 9 Octobre 18H30: on se retrouve à la Comédie Nation pour Horvath Apatride. Chacun réserve VITE CAR PETITE JAUGE (lien de réservation) On discute la pièce chez Hélène qui nous reçoit chez elle à Daumesnil. Après avoir réservé, s’inscrire en m’écrivant (davidrofesarfati@gmail.com)

Biopic d’un auteur engagé qui dénonçait la lâcheté des dirigeants. Qui décrivait un monde à la fois en ruine et tragicomique. C’était il y a 100 ans !

“Si vous me demandez d’où je viens, je réponds : Fiume, Belgrade, Budapest, Presbourg, Venise, Vienne, Murnau, Munich et j’ai un passeport hongrois…  Mais « une patrie » ? Je ne connais pas.”  – Ödön Von Horváth

C’est l’histoire d’un homme seul, un “heimatlos” ou « sans-patrie » comme on dit dans le pays qui l’héberge. Ce pays c’est l’Allemagne des années 20, un champs de ruine duquel naîtra la folie la plus meurtrière du siècle. Ödön Von Horvath, atterré par la démence qui semble envahir l’Europe, entreprend alors sa résistance : il écrit et dépeint le peuple qui l’entoure, un peuple au bord du gouffre. 

Les oeuvres de Ödön Von Horváth sont toutes imprégnées de sa volonté de mettre à nu les travers de son époque. Par sa technique dramaturgique du «dévoilement» il témoigne des ravages de la bétise et du mensonge. D’un style féroce il n’hésite pas à dénoncer, parfois très directement, la lâcheté de certains dirigeants où la manipulation des nationalistes cherchant à prendre le pouvoir. Auteur très engagé il n’échappa pas à l’autodafé de 1933, ennemi des Nazis il n’eut d’autre choix que de s’exiler afin de continuer à écrire.
Souvent considéré comme un auteur satyrique il voulait pourtant dépeindre le monde tel qu’il le voyait, sans l’embellir ni l’enlaidir, un monde en ruine au ton tragicomique.

Ödön Von Horváth

Ödön Von Horváth naît le 9 décembre 1901 à Fiume Fils de diplomate il voyage très jeune dans toute l’Europe ce qui fait naitre chez lui une vision alter-mondialiste bien loin des tendances nationalistes de l’époque.

C’est en Allemagne qu’il finira par s’installer au début des années 20, face à la montée du NSDAP il commence à prévenir du danger fasciste à travers ses oeuvres, connaissant à la fois un succès grandissant et des menaces de plus en plus fréquentes.

En 1929 il va rencontrer Hitler et se battre avec son groupe lors d’une réunion politique, il témoignera dans un procès tumultueux et s’attirera définitivement la haine des nationalistes.

En 1932 il obitient Le Prix Kleist, plus haute distinction littéraire d’Allemagne pour sa pièce Légendes de la forêt viennoise. Ce qui n’empéchera pas le terrible autodafé de 1933 détruisant de nombreux ouvrages de Horváth.

En 1936 Horváth est contraint de fuir et d’écrire en éxil, il voyage alors dans toute l’Europe et continue de publier des pièces dénonçant sans détour le danger nazi.
De passage à Amsterdam il y rencontre une gitane qui lui prédit qu’un séjour à Paris sera décisif.

En 1938 il finira par arriver à Paris et y retrouvera son ancienne amante Hertha Pauli. Une rencontre est organisé avec le réalisateur Robert Siodmak qui lui propose une adaptation au cinéma d’un de ses romans.

Un voyage vers les Etats-Unis se prépare mais Horváth n’y participera pas.
Son histoire se termine le 26 mai 1938 sur les Champs-Elysées devant le Théâtre Marigny, d’une mort étrangemlent cynique, rappelant douloureusement le ton de ses oeuvres.

 

Samedi 6 Novembre : on se retrouve à l’Hebertot pour Amour Amère, une pièce précieuse, ma critique ici ; chacun réserve auprès de moi (davidrofesarfati@gmail.com) avant le 15 octobre pour un tarif groupe ou ensuite par le lien de réservation, ceux qui ont déjà lvue la pièce a Avignon pourront se joindre à la discussion On se retrouve dans un lieu à définir prés de la place Clichy. La discutante sera Magali.

 

 

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