Eugen Jebeleanu nous raconte le monde kitsch de la danse sportive pour témoigner de la violence de son enfance en Roumanie.


Un conte dansé

Eugen Jebeleanu se livre. Il raconte son père dépressif et violent qui l’humiliait et qui cognait sa mère. Il dit cette tâche sur sa cuisse qui fut l’écho d’un coup porté par son père, pendant la grossesse, sur la cuisse de sa mère. Il se confie sur l’école, le harcèlement, les humiliations. Il se raconte aussi autour de la passion d’une mère, transmise à deux de ses fils : la danse sportive. Il raconte et il danse. Le couple de danseurs Stefan Grigore, Laura Grigore grossisse notre plaisir. Chaque intermède dansé est fabuleux.

Champion communiste

Derrière la façade un peu kitsch du milieu de la danse sportive règnent la violence, les petits arrangements, le harcèlement, les viols et la mesquinerie. Par une carrière commencée très jeune et des entraînements cruels, Eugen Jebeleanu est devenu champion. On re-découvre les principes communistes qui torture et broie les êtres pour fabriquer des héros nationaux.

Il n’est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse

Aujourd’hui adulte, Eugen Jebeleanu a gardé sa passion pour la danse sportive. La douleur s’est transformé en nostalgie. Il se retourne sur une jeunesse dans laquelle a circulé aussi de la joie et de l’amour et qui l’a rendu serein.

À voir au Théâtre Ouvert, Paris du 10 au 20 juin 2024


Le prix de l’or d’Eugen Jebeleanu, mise en scène : Eugen Jebeleanu, avec Eugen Jebeleanu, Stefan Grigore, Laura Grigore. Crédit photo Christophe Raynaud de Lage, vue le 10 juin 2024 au Théâtre ouvert.

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