du 4 au 25 juillet à La Factory. Avignon 2026
Soleil Déréglé — comédie satirique sur la folie du monde et la fragilité ordinaire. Six interprètes, une scène en ébullition, et la question qui reste : existe-t-il une vérité quelque part ?
Soleil Déréglé est une comédie satirique portée par six interprètes, qui raconte la dérive intérieure de Casimir, homme ordinaire propulsé malgré lui au cœur d’un système politique et scientifique qui le dépasse. La pièce interroge la fracture entre science et imaginaire, norme et sensibilité, pouvoir et vulnérabilité. La mise en scène brouille volontairement les frontières entre rêve et réalité, laissant le doute s’installer chez le spectateur.
Le choix de la satire dit cet aller-retour incessant entre réalité et hallucination. Le spectacle mêle la vie concrète d’un chômeur en proie à l’alcool et une douce folie qui l’emporte peu à peu. Sur le plateau, le domicile se transforme en chambre d’hôpital, en boîte de nuit — arrivée d’un lit, d’un bureau. Les costumes d’anges et de fêtards exercent leur magie : on peut se déguiser, enfiler des habits et inventer, sous nos yeux de spectateurs enchantés, des ambiances entières. La succession de scènes incongrues fluidifie ce passage d’un monde à l’autre, tout en pointant les absurdités de notre actualité.
Les personnages — tour à tour rationnels puis embarqués dans des rôles d’anges ou de fêtards — démantèlent une vie bien ordonnée. L’animateur du journal de vingt heures qui débarque au domicile de Casimir en pleine déprime, l’annonce qu’un algorithme vient de le désigner président de la République, le patient psychiatrique qui se prend pour la médecin-cheffe, la transformation en robot — la scène est ouverte à la cacophonie des réalités. Le fil narratif est tenu par le personnage du « scientifique », qui rappelle de temps à autre le chemin parcouru. Imaginaire éclaté, certes — mais cette façon de donner à voir le monde intérieur fait la lecture de l’envers du décor.
L’originalité du spectacle tient à son humour et à sa dinguerie revendiquée pour dire le monde tel qu’il va — les sujets de société et les absurdités politiques fusent. On entre dans cette danse trépidante, on lâche prise, et l’on se retrouve à habiter cette éternelle question : existe-t-il une vérité quelque part ?
De Elie SALLERON
Caroline Marcos – Mise en scène
Nadhir El Arabi – Interprétation
Grégoire Isvarine – Interprétation
Frédéric Jessua – Interprétation
Camille Ludig – Interprétation
Caroline Marcos – Interprétation
Charles Van de Vyver – Interprétation
Andréa El Azan – Collaboration artistique
Noémie Rade – Création lumière
Etienne Glenat – Création son
Sévrine Grenier Jamelot 0661751688 sgjspectacles@gmail.com – Diffusion
Sandra Vollant – Presse


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