Un obus dans le cœur  de Wajdi Mouawad

 Un jour, ma mère s’est mise à avoir un visage autre. C’est peut-être ça le début de mon histoire.

Wahab est réveillé en pleine nuit par un coup de téléphone lui apprenant que sa mère, malade d’un cancer, agonise. En s’acheminant vers l’hôpital, Wahab se prépare à dompter la mort, à nouveau,  la dernière fois il avait 7 ans. Tout le mène à ce face à face avec la mort, avec sa peur d’enfant, qu’il doit terrasser pour enfin se libérer. Le chemin de Wahab est un chemin douloureux, où se côtoient l’innocence, la colère, l’incompréhension, la tendresse et aussi l’humour.

L’écrivain Wadji Mouawad a une plume certainement. Il décrit son exil et le trauma qui l’accompagne,  dissèque les notions du avant, d’un jour viendra et du stigmate. Il se proclame frère jumeau de la guerre civile. 

La pièce toutefois inégale, est interprétée par un acteur talentueux Grégori Baquet, très intense, très fort, …  et très beau.

Meilleur espoir 2014, il parvient à relever la proposition difficile de nous parler de l’amour pour la mère intriqué à la haine et réussit à pousser un discours osé :

Ma mère meurt, elle meurt, la salope, et elle ne me fera plus chier !


Singulier, à aller entendre.



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