Dix ans après, la magie opère toujours. La salle rit, applaudit, s’émeut. C’est une fête joyeuse et tendre, un hymne à la passion et à la liberté, porté par des comédiens au sommet de leur art.
Dix ans après sa création au Théâtre du Ranelagh en 2012, Agnès Bove et Gregori Baque (remplacé avec brio en alternance par Cyril Romoli) reprennent cette pépite théâtrale qui avait conquis le public. Et quelle joie de retrouver cette folie douce !
On connaît l’histoire, immortalisée au cinéma par Catherine Frot. Dans le New York des années 1930, Florence Foster Jenkins, riche héritière américaine, se rêve en soprano colorature. Son chant est… unique, disons, mais elle y croit dur comme fer. Et dans ses soirées de bienfaisance, le public, d’abord stupéfait, se prend au jeu, subjugué par son audace et son enthousiasme sans faille.
Des années plus tard, installé au piano d’un club de jazz branché, Cosme McMoon, son fidèle accompagnateur, se remémore cette femme hors du commun. Avec tendresse et malice, il nous entraîne dans le tourbillon de leurs douze années d’une collaboration aussi improbable qu’inoubliable, jusqu’à leur apothéose aussi dérisoire que grandiose au prestigieux Carnegie Hall.
On rit, on s’émeut, et jamais la farce ne vire à la moquerie. Agnès Bove, brillante chanteuse lyrique, réalise l’exploit de chanter faux… mais avec une justesse désarmante ! Un pur moment de grâce et de joie.
Visuel Affiche



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