En enchantant une histoire incroyable, Clovis Cornillac et Laurence Arné la rendent joyeuse, drôle et radicalement romantique.
Jacques Lacan nous l’a enseigné : la voix est le premier vecteur de séduction et d’attraction entre les individus, car la voix maternelle, qui éveille l’oreille du nouveau-né, laisse une empreinte indélébile.
Dans « Mur Mures », les voix se font entendre à travers un mur. Sans artifice, deux personnes, aux antipodes l’une de l’autre, parviennent à s’écouter et à se comprendre. Une rencontre se profile sans qu’elles se voient.
Machin, un inventeur excentrique et misanthrope, ne recherche qu’une chose : le silence total. Grâce à des inventions aussi brillantes qu’insolites, il a toujours réussi à éloigner ses voisins. Jusqu’à ce qu’une pianiste, Machine, emménage seule pour la première fois dans l’appartement voisin.
La pièce, adaptée du film « Un peu, beaucoup, aveuglément », est portée par un Clovis Cornillac impressionnant, dont la voix et l’apparence allient virilité et féminité, et par une Laurence Arné remarquable, capable de jouer une ingénue timide et profondément romantique.
Une comédie à la fois tendre et pleine d’humour.
Texte de Lilou Fogli
Mise en scène de Jérémie Lippmann
Avec Clovis Cornillac, Laurence Arné, Lilou Fogli, Arnaud Maillard et Boris Terral
Assistante mise en scène : Sarah Gellé
Décors : Jacques Gabel
Lumières : Jean-Pascal Pracht
Costumes : Chouchane Abello Tcherpachian
Musique et son : David Parienti


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